En ce jour de Cyber world Cleanup Day, les sceptiques se posent une question : est-il réellement possible d’améliorer l’impact du numérique sur l’environnement ?

La réponse est Oui. Il est possible d’améliorer notre impact et cela est même déjà en cours. Une donnée : la consommation d'énergie des data centers est restée stable depuis 2015 malgré un trafic qui a triplé et un usage qui a plus que doublé (1).

Maintenant c’est à nous tous d’aller plus loin en trouvant le chemin vers la neutralité carbone.

Nous avons pris, en tant que citoyen, le réflexe d’agir pour la protection de l’environnement dans la plupart de nos actions quotidiennes. Notre comportement d’achat et de consommation dans notre vie numérique doit lui aussi être raisonné. Et les industriels de notre industrie numérique doivent mener les efforts nécessaires.

Au risque de surprendre, une des premières réponses clés pour améliorer notre impact environnemental numérique est le cloud et donc la concentration dans les datacenters. Il ne s’agit pas de vouloir prêcher pour ma paroisse, mais de regarder les résultats et faire preuve de pragmatisme.

Le cloud - où comment réduire l’impact environnemental du numérique

Les études estiment que le cloud réduit les émissions de gaz à effet de serre de l'industrie informatique de 95 % (2). Deux raisons majeures l’expliquent :

  • la centralisation des activités éparpillées et la rationalisation grâce au principe fondateur de ressources partagées ;
  • les ressources confiées à des experts dont l’objectif, ne serait-ce que pour des raisons pécuniaires, est de limiter au maximum la consommation d’énergie et de hardware.

Évidemment, les chiffres cachent des disparités entre les datacenters. C’est pourquoi, chez Scaleway, au risque de déplaire à nos concurrents peu regardants, nous soutenons l’action de l'État Français :

  1. imposer des objectifs ambitieux de réduction de la consommation énergétique pour les gestionnaires de data centers, réduction de 40 % de leur consommation d'ici 2030, 50% en 2040, 60% en 2050)
  2. des critères d’éco-conditionnalité en matière de valorisation de la chaleur produite et de consommation d’eau, pour le tarif réduit de la TICFE (taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité).

De plus, Scaleway fait en sorte de ne pas laisser le champ libre aux acteurs non-européens qui dictent un niveau d’ambition trop faible à l’Union Européenne en matière d'écologie. Nous avons la chance, en France, de bénéficier de lois ambitieuses et contraignantes dans ce domaine et nous devons tous nous assurer que l’Europe suit notre chemin.

Les positions de Scaleway en la matière sont issues d’une conviction profonde que nous défendons depuis de nombreuses années et dues à notre particularité sur notre marché. Hébergeur 100 % français, avec plus de 20 ans d’expertise et d'innovations, Scaleway est le seul acteur européen à proposer à la fois de la colocation en datacenter, du cloud public et du cloud privé.

En d’autres termes, nous maîtrisons l’infrastructure, le hardware, et les couches logiciels. Et c’est cette maîtrise verticale qui nous permet d’innover et de nous prévaloir  un statut d’hébergeur vert, espérant faire des émules.

Si Scaleway atteint aujourd’hui des performances uniques en matière de baisse de consommation d’énergie c’est grâce à une technologie brevetée de refroidissement sans climatisation ni surconsommation d’eau, basée sur l’adiabatique. Cette technologie, développée par notre fondateur avec nos équipes techniques, rend notre datacenter DC5 équipé l’un des moins consommateur d’énergie et d’eau au monde.

Courant 2021, Scaleway offrira à ses clients la possibilité de connaître leur bilan carbone cloud selon le produit utilisé. Cela permettra aux utilisateurs de faire un choix éclairé et donc responsable.

Une énergie verte pour une production française à moindre impact environnemental

La question de l’impact environnemental, pour être totalement maîtrisée, n’est pas seulement une question de limiter les consommations mais d’assurer que nous consommons une énergie verte.

C’est là, où un acteur comme Scaleway, en faisant le choix de datacenters en France, a la chance, en plus d’offrir un cloud souverain, de bénéficier d’une des énergies les moins carbonées au monde grâce au modèle d’énergie français.

Bien sûr, depuis des années, Scaleway, s’assure, en plus, que l’électricité utilisée par ses datacenters soit issue d’énergies 100% renouvelables. Tous nos datacenters sont alimentés en énergie hydraulique très exactement car c’est la moins carbonée à ce jour.

L’Etat français a la responsabilité de continuer ses efforts pour nous permettre de développer notre économie française avec une énergie décarbonée pour le numérique, comme la production industrielle ou l’agriculture.

Une consommation numérique raisonnée

A propos de responsabilité, en tant que citoyens en 2021, nous ne pouvons pas ignorer que les données sont une ressource stratégique. Nous sommes dans une ère du numérique où, l’assurance de données régulées par les lois françaises et européennes et protégées de lois extra-territoriales d’autres régions du monde est essentielle.

Autorisons-nous à faire le parallèle, si cela est encore nécessaire, avec notre consommation dans nos vies quotidiennes. S’il est essentiel d’assurer une production française des biens de consommation courants, des médicaments, des équipements médicaux… Notre indépendance de la donnée et le soutien des acteurs, devrait être dans toutes les têtes de nos concitoyens et dans la feuille de route de l’État.

À vous d’agir, avec nous

Vous le savez désormais. Il existe des datacenters et offres clouds associées responsables environnementalement et socialement.

C’est votre action en tant qu’acteur du numérique qui sera décisive. Il ne s’agit pas seulement de prendre une journée pour nettoyer nos déchets mais d’adopter un comportement responsable par la sobriété numérique et le choix d’acteurs qui correspondent à vos valeurs et aux objectifs que vous avez pour votre pays et l’environnement.

(1) https://www.iea.org/commentaries/data-centres-and-energy-from-global-headlines-to-local-headaches

(2) Global e-Sustainability Initiative 2013